Interview d’Amaury Cavé, multifranchisé : de la finance à Mariette Bezons

Amaury Cavé, franchisé Mariette à Bezons, souriant dans sa boutique devant le présentoir du pain de campagne médaillé d'or

Quinze ans de fusions-acquisitions, une trentaine d’entreprises vendues… et un jour, l’envie de passer « de l’autre côté de la barrière ». À 40 ans, Amaury Cavé a troqué la banque d’affaires pour le pain et est devenu franchisé Mariette à Bezons, la toute première boutique de l’enseigne en Île-de-France. Il est aussi le premier franchisé du Groupe BC-CAP à porter deux enseignes : un multifranchisé qui a accepté de nous raconter son parcours.

Pour tout savoir, rien de tel que de l’écouter : on vous a mis l’interview en vidéo juste en dessous.

De la finance au pain : un vrai changement de vie

Originaire du centre de la France, Amaury Cavé arrive à Paris pour le lycée, puis poursuit des études d’économie-gestion. Il construit ensuite une carrière de quinze ans dans la banque d’affaires, spécialisé dans les fusions-acquisitions sur le segment du mid cap. Au fil des années, il côtoie de nombreux entrepreneurs à succès. Et l’envie fait son chemin : se lancer à son tour.

Pourquoi le pain ?

Le choix n’a rien d’un hasard. Amaury y voit d’abord un marché résilient : « les Français achèteront toujours du pain, même par temps de crise ». Un marché aussi suffisamment profond pour s’implanter près de chez soi, ce qui n’est pas toujours possible avec d’autres concepts. Il y a aussi un attachement plus personnel : fils et petit-fils d’agriculteur, il a toujours eu un faible pour le produit. Et, avoue-t-il, « je reste quand même un financier » : le secteur permet de dégager de belles marges.

Amaury Cavé, en marinière Mariette, façonne des pâtons de baguettes devant le four
Amaury Cavé, les mains dans la pâte.

Pourquoi devenir franchisé Mariette ?

Plutôt que de partir de zéro, Amaury choisit la franchise et passe au crible les enseignes du marché. C’est en parcourant les sites spécialisés qu’il découvre Mariette, alors absente d’Île-de-France. Plusieurs raisons ont fait la différence :

  • La qualité des produits : une dégustation lors de la présentation de l’enseigne l’a « très agréablement surpris ». Pour lui, vendre quelque chose de beau et de bon, c’est la première clé du succès.
  • La maturité du réseau : une cinquantaine de points de vente à son arrivée, un concept déjà éprouvé.
  • Une vraie rencontre humaine : « le courant est passé », en particulier avec Boris Calle, avec qui il partage un alignement de valeurs.
  • Un territoire à défricher : l’absence de l’enseigne en Île-de-France, loin d’être un frein, lui laissait une place de pionnier.

Mariette Bezons : un premier tremplin

Le projet de départ d’Amaury était pourtant différent : ouvrir en centre-ville à Paris. Un premier dossier, longuement travaillé, ne voit finalement pas le jour. « On apprend beaucoup de ces expériences », glisse-t-il. C’est alors que se présente l’opportunité de reprendre un point de vente existant à Bezons. Un dossier qui ne le séduit pas au premier abord, mais qui, en creusant, révèle tout son intérêt.

Le lieu coche toutes les cases : un emplacement au terminus du tramway T2, l’un des axes les plus fréquentés de la région parisienne, également terminus d’une ligne de bus, et un historique commercial solide laissé par le précédent exploitant. La boutique, restée opérationnelle dès la reprise, a connu quelques semaines de travaux de rafraîchissement avant de rouvrir sous l’enseigne Mariette, le 21 septembre 2026.

Retrouvez toutes les infos sur la boutique Mariette Bezons et lisez aussi notre article sur l’arrivée de Mariette en Île-de-France.

Amaury Cavé, franchisé Mariette à Bezons, souriant dans sa boutique devant le présentoir du pain de campagne médaillé d'or

Multifranchisé : deux enseignes, une force

Bezons n’a pas fait renoncer Amaury à son ambition parisienne : il prépare l’ouverture d’une boutique Augustin, l’autre enseigne du Groupe BC-CAP, dans le 15e arrondissement de Paris. Il devient ainsi le premier franchisé du groupe à porter les deux enseignes.

« Ça aurait pu me faire peur initialement. Mais je pense qu’avoir les deux enseignes est plutôt une force : selon les spécificités locales, on peut utiliser tel levier de communication plutôt que tel autre. »

Amaury Cavé, franchisé Mariette Bezons

Un accompagnement de bout en bout

  • La recherche d’emplacement : le réseau l’a mis en relation avec de nombreux agents immobiliers spécialisés, dont certains le sollicitent aujourd’hui directement pour toute la zone parisienne. Ses deux dossiers lui ont été apportés par l’enseigne.
  • Le financement : malgré son aisance de financier, Amaury salue la mise en relation immédiate avec les réseaux franchise des banques de retail, qui connaissent bien l’enseigne.
  • La formation : son cas est particulier. La boutique étant restée ouverte, il a commencé par la pratique avant la théorie, puis suivi une formation accélérée sur un mois, avec « un œil critique et proactif » : pains, préparations salées, vente.
Amaury Cavé au comptoir d'une boutique Mariette, devant les pains en vitrine
Un franchisé qui reste proche du terrain.

Il apprécie aussi les échanges entre boutiques : s’inspirer de ce qui marche ailleurs pour le reproduire chez soi, ou comprendre pourquoi cela ne fonctionnera pas partout.

« C’est une des grandes caractéristiques du métier dans lequel j’étais avant : un métier de process, où l’on exécute à la lettre. Je pensais trouver plus de latitude dans ce métier. En fait, tout est millimétré et c’est sans doute ce qui fait le succès du modèle. »

Amaury Cavé

La suite : développer le B2B et rester entrepreneur

Maintenant que Bezons a rouvert sous enseigne Mariette, Amaury compte intensifier la communication locale et développer un axe resté un peu en retrait : le B2B, en allant à la rencontre des cafés, hôtels, restaurants et grands groupes installés tout près de la boutique.

À celles et ceux qui hésitent à se lancer, il donne deux conseils. D’abord, l’accompagnement du réseau est vraiment fort, rassurant pour quelqu’un qui, comme lui, vient du salariat : « on est soutenu », de quoi lever bien des inquiétudes. Ensuite, ne pas croire que tout est géré par l’enseigne.

« Il faut garder cette proactivité et ce dynamisme qui font qu’on est certes des franchisés, mais qu’on reste des entrepreneurs. Il faut rester vigilant à chaque moment. »

Amaury Cavé

Et si c’était vous ?

Vous aussi, vous rêvez de passer de l’autre côté de la barrière ? Découvrez comment devenir franchisé Mariette, et rejoignez un réseau qui a du levain !

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